Le Bureau du Médiateur a rejeté mardi les plaintes pénales et administratives contre le Secrétaire exécutif Ralph G. Recto et le directeur de la Philippine Health Insurance (PhilHealth), citant des preuves insuffisantes pour étayer les accusations.
Dans une résolution consolidée de 40 pages, le Médiateur a rejeté les plaintes pénales contre M. Recto et le président-directeur général (PDG) de PhilHealth, Emmanuel Rufino Ledesma Jr., en raison de l'absence de preuves prima facie permettant d'établir une certitude raisonnable de condamnation.
Les affaires faisaient suite à des allégations de malversation technique, de violations de l'article 3 de la loi de la République n° 3019 et de pillage en relation avec le transfert des fonds de réserve de PhilHealth dans le cadre de la loi de finances générale 2024 (GAA).
La décision a déclaré : « Les actes des [mis en cause] ne constituent pas le crime de pillage tel que défini par la loi. Au contraire, le Secrétaire du DOF Recto a été félicité, dans l'affaire Pimentel, pour son engagement à restituer les 60 milliards de pesos à PhilHealth. »
« Ainsi, la restitution des 60 milliards de pesos à PhilHealth va à l'encontre de l'allégation selon laquelle les mis en cause auraient profité de leurs postes à des fins d'enrichissement personnel », a-t-il ajouté.
Le Médiateur a indiqué que le transfert de fonds avait été effectué conformément à une directive du Congrès dans le cadre de la loi de finances générale 2024 (GAA).
Il a ajouté que cette démarche était soutenue par des avis juridiques et des consultations avec les organismes de surveillance concernés, notamment le Bureau du Conseil juridique du gouvernement, la Commission d'audit (COA) et la Commission de gouvernance des GOCC.
Le Médiateur a également rejeté la plainte administrative pour faute grave, ne trouvant aucune preuve suffisante de mauvaise foi, de mobile corrompu, de partialité manifeste ou d'intention illicite de la part des mis en cause.
« Sur le plan administratif de la plainte, les éléments de corruption, l'intention manifeste de violer la loi ou la violation flagrante et évidente du devoir ne sont pas présents dans le cas d'espèce. En l'absence de preuves contraires, la présomption que les mis en cause ont régulièrement exercé leurs fonctions prévaudra », a indiqué la résolution. — Edg Adrian A. Eva


