Le Département de la Justice de Trump ne coopère pas avec la France, les autorités américaines ayant refusé d'aider les enquêteurs français à poursuivre la plateforme X d'Elon Musk après une perquisition menée dans les bureaux parisiens de l'entreprise plus tôt cette année.
Washington ne se joint pas à ce qu'il considère comme une affaire politiquement motivée visant une entreprise technologique américaine, selon une lettre de deux pages envoyée vendredi par le Bureau des Affaires Internationales du Département de la Justice.

La lettre aurait déclaré :-
Elle indiquait également que les demandes de la France "constituent une tentative d'impliquer les États-Unis dans une procédure pénale politiquement chargée visant à réglementer de manière abusive par le biais de poursuites les activités commerciales d'une plateforme de médias sociaux."
Les autorités françaises avaient déjà formulé trois demandes distinctes d'aide américaine en 2025. Celles-ci comprenaient des tentatives de signifier des citations à comparaître aux responsables de X.
Les enquêteurs avaient déjà perquisitionné le bureau parisien de l'entreprise en février, intensifiant les tensions entre les régulateurs européens et la plateforme. X a qualifié cette perquisition de "mise en scène abusive des forces de l'ordre."
Les autorités françaises ont depuis convoqué Elon, l'ancienne PDG Linda Yaccarino et d'autres employés pour ce qu'ils ont appelé des entretiens volontaires. Elon devait comparaître lundi. Selon la loi française, ignorer une telle citation peut conduire à des mandats d'arrêt. Cela présente un risque juridique réel.
Les autorités examinent des allégations liées au contenu deepfake et à un prétendu biais dans l'algorithme de X, arguant que le système favorise les opinions d'Elon.
L'affaire a débuté en janvier 2025 suite aux plaintes d'un législateur et d'un autre responsable qui ont affirmé que la sélection de contenu de la plateforme pourrait constituer une ingérence étrangère en France. Les procureurs examinent également des accusations graves comme la distribution de pornographie infantile.
Un responsable de xAI aurait déclaré : "Nous sommes reconnaissants au Département de la Justice d'avoir rejeté cette tentative d'un procureur à Paris de contraindre notre PDG et plusieurs employés à participer à des entretiens."
Le même responsable a ajouté : "Nous espérons que les autorités parisiennes retrouveront maintenant la raison, reconnaîtront qu'il n'y a aucun acte répréhensible ici et mettront fin à leur enquête sans fondement." X opère sous la société d'IA d'Elon, xAI, qui appartient désormais à SpaceX.
Pendant que ce combat juridique se déroule, la France agace également Trump sur un front totalement différent. Le Président Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer travaillent sur un plan conjoint axé sur le détroit d'Ormuz.
Ils proposent une mission menée par les Européens pour rouvrir la route maritime après la fin du conflit, sans dépendre du leadership américain.
La proposition introduit une force navale composée de la Grande-Bretagne, de la France et d'autres pays non belligérants. Le déploiement n'aurait lieu qu'après la fin des combats.
Selon eux, leur objectif est de restaurer la navigation normale, pas de contrôler le conflit. Cette approche se distingue de la stratégie de Donald Trump, qui utilise la puissance navale américaine pour bloquer les ports iraniens.
Un haut responsable européen aurait déclaré que le plan n'est pas conçu pour contourner Washington. Les discussions ont commencé tôt dans le conflit et sont maintenant finalisées avec Londres. Macron a confirmé une conférence à Paris avec plusieurs pays participant par vidéo, où il a déclaré qu'elle soutiendrait une "mission multilatérale et purement défensive visant à restaurer la liberté de navigation."
Starmer a décrit le même plan comme un "plan coordonné, indépendant et multinational pour protéger le transport maritime international lorsque le conflit prendra fin." La Grande-Bretagne a déjà impliqué plus de 40 pays, et les États-Unis ne faisaient pas partie de ces discussions antérieures.
Les responsables européens ont souligné que la mission serait "strictement défensive" et ne serait lancée qu'après la fin des combats actifs, déclarant : "Ce que nous voulons en fin de compte, c'est pas de blocus, pas de péage, rien qui bloque la fluidité de ce qui passe par le détroit d'Ormuz", tout en ajoutant que l'Iran reste "le premier problème."
Si vous lisez ceci, vous êtes déjà en avance. Restez-le avec notre newsletter.


