Louxor et MicroBT resserrent l’un des partenariats les plus pratiques du secteur minier, liant le capital, la fourniture de matériel et les logiciels opérationnels d’une manière qui semble de plus en plus délibérée plutôt qu’opportuniste.
Selon un communiqué publié dimanche, Louxor a engagé 100 millions de dollars pour acheter des plates-formes MicroBT WhatsMiner. Dans le même temps, MicroBT a signé un accord pour investir à Louxor par l’intermédiaire de son gestionnaire d’investissement, Inflection Technology Ltd., bien que les sociétés n’aient pas divulgué la taille de cet investissement prévu.
Le partenariat s’étend désormais au-delà des ventes de matériel
Ce deuxième élément est important. Les fabricants d’équipements miniers signent régulièrement de gros contrats d’approvisionnement, mais les liens planifiés en matière de capital ou d’investissement stratégique sont plus rares et signalent généralement un pari à plus long terme sur la manière dont l’acheteur s’intègre dans le secteur minier plus large. Dans ce cas, Louxor n’achète pas seulement des machines. Il est également de plus en plus étroitement lié à la couche logicielle et opérationnelle qui aide ces machines à fonctionner plus efficacement.
Dans le cadre de cet accord élargi, Luxor a annoncé qu’il étendrait la prise en charge des plates-formes WhatsMiner via LuxOS, sa plate-forme de micrologiciel. La société a déclaré que la couche logicielle ajoutée permettra aux machines MicroBT d’aller au-delà de leurs paramètres par défaut et d’obtenir des contrôles de fonctionnement plus réactifs.
Le contrôle du micrologiciel fait partie de l’avantage concurrentiel
Luxor a déclaré que LuxOS peut effectuer des transitions d’objectif de puissance en 30 à 60 secondes tout en continuant à hacher, un détail qui peut paraître minime mais important sur les marchés où les mineurs réagissent constamment aux prix de l’énergie, aux événements de réduction et à la pression sur la disponibilité. Le micrologiciel vise également à améliorer les temps de montée en puissance après une réduction, ce qui peut avoir un effet direct sur l’efficacité opérationnelle et la capture des revenus.
Le résultat est un partenariat qui s’étend désormais à l’approvisionnement, à l’optimisation des performances et au capital stratégique. Pour une industrie minière devenue plus sensible aux marges et plus disciplinée sur le plan opérationnel, ce type d’alignement n’est pas anodin. Cela suggère que les deux sociétés considèrent que la prochaine phase de concurrence sera gagnée non seulement par celui qui expédiera le plus de plates-formes, mais aussi par celui qui pourra rendre ces plates-formes plus flexibles et plus rentables une fois mises en service.








